mercredi 13 octobre 2010

Les aînés ont passé la journée à la caserne par Caroline Lepage

Dans le cadre de la Semaine de la prévention des incendies qui se tenait du 3 au 9 octobre derniers, le Service de sécurité incendie de Drummondville a inauguré sa première journée Pompiers amis des aînés. À cette occasion, quatre ateliers ont été présentés avec succès à la caserne incendie, auxquels une centaine de personnes âgées ont eu le bonheur de participer.




Sujets : Drummondville , Rue Cockburn , Québec


À l’aide de l’outil télévisuel Le grand test de la prévention incendie, les aînés ont été sensibilisés sur les dangers du feu et de la fumée ainsi que sur l’importance de la prévention incendie.



Par la suite, les participants ont pu visiter la caserne, située au 310, rue Cockburn, à Drummondville, ainsi que les nombreux camions. «Une dame de 72 ans nous a dit qu'elle réalisait un rêve lorsqu'elle a embarqué dans un camion de pompier», a partagé Marie-France Bergeron, lieutenante à l'éducation au public.



Une vidéo a également diffusé quatorze capsules qui ont testé les connaissances des personnes âgées sur les risques d’incendie à la maison et les comportements préventifs à adopter.



En outre, l’équipement intégral du pompier leur a été présenté, incluant l’appareil respiratoire qui lui permet de respirer dans un environnement contaminé.



Finalement, les invités ont assisté à une démonstration d’enfumage d’une chambre à coucher, qui leur a fait comprendre l’importance d’assurer le bon fonctionnement des avertisseurs de fumée. «L'atelier visait à faire réaliser aux aînés comment surgit un début d'incendie avec de la fumée», relate le pompier Joël Labrie.



L'information voulant que l'ampleur du feu double à chaque minute qui passe semble avoir été bien captée. «Quand il y a de la fumée, il faut que tu sortes de là le plus rapidement possible!», s'exclame Fernand Vigneault, un résidant aux Terrasses de la fonderie.







Plus encore : les pompiers ont procédé à la simulation d’un sauvetage à partir d'un balcon ou d'une fenêtre. «Les pompiers ont fait une bonne démonstration. Leurs explications étaient claires. En cas d'incendie, on serait tenté de ramasser nos objets précieux, mais on n'a pas le temps. Il faut débarrasser!», a résumé Monique Trépanier, qui réside également aux Terrasses de la fonderie.



Toujours aussi populaire auprès des petits comme des plus grands, la mascotte qu'est Sparky, le chien prudent, a fait son tour lors de la pause. Elle a distribué aux aînés de petits souvenirs afin de les sensibiliser à la sécurité incendie.



Le chef de la division formation et développement, Andrew Barr, s'est dit satisfait du déroulement de cette journée, qui fait partie des rares initiatives du genre au Québec



Selon lui, cette activité démontre à quel point les pompiers se tiennent occupés même lorsqu'il n'y a pas d'incendie. S'ils ne suivent pas de formations, les sapeurs effectuent de la prévention ou ils veillent aux travaux d'entretien des équipements. «Les gars travaillent fort. Le mythe des pompiers qui passent leur journée à jouer aux cartes, ça n'existe pas… du moins pas à Drummondville», laisse-t-il tomber.

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